EMIR ABDELKADER et SIDI BRAHIM

Ces deux exposés vous permettront d’avoir un aperçu sur ce que furent les combats que l’Emir Abdelkader a dû affronter à son corps défendant, lui qui aurait voulu passer son temps à apprendre, étudier, écrire, enseigner, prier, répandre le savoir et la connaissance plutôt que de faire la guerre, celle-ci engendrant surtout la mort et tout son cortège de souffrance, de malheurs et de drames.

Les combats de l’Emir Abdelkader

LA BATAILLE DE SIDI BRAHIM


3 commentaires

  1. bendhiba dit :

    c’est un bon travail mais cet article n’a rien de l’émir sinon le titre. C’est la version française. Vous parlez ici de l’éléphant qui a une trompe qui ressemble au lombric. Prenez ma critique constructive du bon coté et soyez un vrai narrateur au juste milieu.

    L’émir exhortait ses soldats à ne pas répondre à la sauvagerie de l’occupant par des pratiques similaires. « Tout Arabe qui amènera vivant un soldat français recevra pour récompense la somme de huit dourous (…).

    Tout Arabe qui aura un Français en sa possession sera tenu de le bien traiter et de le conduire le plus promptement possible, soit devant le Khalifa, soit devant l’Emir lui-même. Dans le cas où le prisonnier aurait à se plaindre de mauvais traitement l’Arabe n’aura droit à aucune récompense ». « A la suite de cette décision, un soldat algérien, s’adressant à Abdelkader, lui demande : « Quelle récompense pour un prisonnier vivant ? –huit dourous-Et pour une tête coupée ?- Vingt cinq coups de bâton sur la plante des pieds ». L’Emir Abdelkader apparaît en pionnier comme en témoigne l’extrait de cette correspondance adressée vers 1845 par l’Emir à Monseigneur Dupuch, archevêque d’Alger : « (…)Envoyez un prêtre dans mon camp. Il ne manquera de rien. Je veillerai à ce qu’il soit honoré et respecté comme il convient (…). Il priera chaque jour avec les prisonniers, il les réconfortera, il correspondra avec leurs familles. Il pourra ainsi leur procurer le moyen de recevoir de l’argent, des vêtements, des livres, en un mot tout ce dont ils peuvent avoir le désir ou le besoin. A une seule condition : dès son arrivée ici, il doit solennellement promettre, une fois pour toutes, de ne jamais faire aucune allusion, dans ses lettres à l’emplacement de mes bivouacs, ou à mes mouvements tactiques (…) ».

    • Zohra MALDJI dit :

      Bonsoir, je prends connaissance de votre commentaire et me permets de vous répondre.

      Tout d’abord, ce que vous avez traité d’article n’en est pas un, mais c’est une synthèse sur les combats de l’Emir.

      Ensuite, je connais parfaitement le passage que vous citez. Si vous vous contentez de l’article (celui-là, c’en est) du blog Djazaïr pour réfuter ce que j’ai écrit, c’est que vous ne connaissez pas du tout ce que furent les combats que l’Emir a menés contre l’occupant, et je conteste que mon écrit serait le reflet de l’histoire vue du côté français.

      Avant de me critiquer, même positivement, je vous suggère de lire bien attentivement le livre sur l’Emir : Abdelkader, de Buno Etienne. Vous apprendrez certainement bien des choses que vous ignorez absolument, car sans cela, vous n’aurez pas cité ce passage sorti de son contexte.

      Il n’y a pas beaucoup de gens qui connaissent vraiment ces combats de Sidi Brahim qui eurent lieu du 23 au 26 septembre 1845, car on en parle très peu. Il est vrai que cela s’est passé à l’Ouest du pays, et qu’en général, on ne s’intéresse pas du tout à ce qui s’est passé ou se passe dans cette région.

      Cette région est ma région car je suis née à Nemours et cette histoire concernant les batailles des cavaliers de l’Emir contre les armées de Bugeaud m’a passionnée et j’ai fait des recherches et acheté des livres pour pouvoir mieux la comprendre sur toutes ces facettes.

      J’ai rencontré beaucoup de gens et peu connaissaient cette fameuse bataille, comme si elle n’avait jamais existé, comme si elle avait été occultée.

      Et pourquoi ? Parce que si l’Emir a été vainqueur en septembre 1845, il a dû se rendre en décembre 1847 à ceux-là même qu’il a combattus farouchement.

      On ne refait pas l’histoire, mais il ne faut pas non plus la refaire à la façon qui nous convient.

      Je vais terminer en citant une phrase de l’Emir, que je n’invente pas, puisqu’elle a été gravée sur la plaque apposée sur le mur de la salle de prières qui se trouve dans le Marabout de Sidi Brahim : un jour, mes ennemis parleront de moi en bien.

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